le 28/02/2022
Une des questions fondamentales en anthropologie est de comprendre ce qui nous différencie, nous les hommes (et les femmes) modernes, des autres « espèces » humaines qui se sont succédé sur terre. Les archéologues et les paléoanthropologues sont donc à la recherche des premiers éléments, les productions ou les activités les plus anciennes, qui pourraient permettre de différencier les premiers Moderne de leurs contemporains, Neandertal et autres humains dits « archaïques ».
Même si quelques rares exemples pourraient contredire cette généralisation, une des choses qui caractérise et différencie les humains des autres espèces animales est leur capacité à utiliser et surtout à concevoir et fabriquer des outils; ceci marque d’ailleurs l’apparition des tous premiers représentants du genre Homo en Afrique. Des traces de boucherie retrouvées sur des os d’animaux suggérant l’utilisation d’objets coupants et les premières pierres taillées font remonter l’âge de la pierre ancienne (Paléolithique) à plus de 3 millions d’années, du temps des australopithèques et des paranthropes, ou des tous premiers pré-Homo (chronique#2.1). Les premières pierres taillées « humaines » ont été attribuées à Homo habilis (l’Homme habile). Elles ont été datées à 2,3-2,6 millions d’années et correspondent à des galets travaillés pour former un « côté » tranchant en conservant un bord arrondi facilement préhensible (les choppers). Ces industries lithiques ont évolué sur deux millions d’années, se complexifiant, devenant maintenant des outils essentiels aux paléoanthropologues pour suivre l’évolution du savoir-faire et des cultures humaines jusqu’à la fin de l’utilisation de cette matière première si longtemps indispensable (fin du Néolithique, âge du Bronze). En effet, l’un des avantages de la pierre, en tout cas du silex et d’autres roches dures, est qu’elle résiste au temps sur des milliers de millénaires. D’autres outils, sans doute très nombreux, en bois (lances, flèches), en os (propulseurs, aiguilles, grattoirs) et en coquilles de grands bivalves (lames) se sont moins bien conservés ou seulement dans des conditions très particulières, limitant d’autant leurs trop rares découvertes, seules les traces de leurs utilisations peuvent témoigner de leur existence.
Les études archéologiques et génétiques indiquent que l’ancêtre commun à tous les Moderne actuels, Homo sapiens, apparaît en Afrique il y a un peu plus de 200 000 ans. C’est à cette période, et même un peu avant (-300 000), qu’on voit apparaître et se répandre des industries lithiques nouvelles sur ce continent. La période regroupant l’ensemble de ces techniques a été appelée le « middle stone age » (Paléolithique moyen). Même s’ils sont certainement l’œuvre des Modernes et proto-Modernes, ces outils ne sont pas très différents de ceux développés en parallèle par Neandertal en Europe (industrie lithique du Moustérien). Une transition importante a eu lieu il y a environ 40-50 000 ans (frise#2). Elle marque le début du Paléolithique supérieur pendant lequel Moderne mettra au point de nouvelles techniques lithiques qui permettront de suivre sa progression territoriale, notamment en Europe, où il remplacera Neandertal qui lui n’aura jamais fait fondamentalement évoluer ses productions. Très récemment, la découverte d’artéfacts de type « néronien » (grotte de Néron, Ardèche) ressemblant à une culture du Levant (Ksar Akil, Liban) a ainsi suggéré la présence de Moderne dans le sud de la France près de 10 000 plus tôt (dès -54 000) que ce qui était couramment estimé par les spécialistes. Ceci est peut-être un détail pour vous, mais pour eux, ça veut dire beaucoup… Cela pourrait signifier que des productions ayant pu être attribuées par le passé à Neandertal, sur le simple fait qu’ils étaient supposés être les seuls occupants de ce territoire, pourraient en fait être dues à la présence de Moderne sur le territoire néandertalien (voir plus bas et chronique#2.3).
Faute de concurrence, la panoplie d’outils en pierre taillée a été, est et restera, un marqueur important de l’évolution des humains et de leurs capacités cognitives au cours des plus de 3 millions d’années ayant précédé l’apparition de la céramique et des métaux. Mais cette production typiquement humaine ne permet pas réellement de différencier Moderne des autres humains, en tout cas pas au début de son histoire.
Il semble donc que les silex taillés ne soient pas le marqueur le plus précoce de notre lignée. Ce rôle pourrait bien être attribué à des petits coquillages, des gastéropodes du genre Nassariidae, qui ont été retrouvés sur différents sites africains occupés par Moderne. Le plus ancien de ces sites est celui de la grotte de Bizmoune près d’Essaouira au Maroc. Les coquillages percés trouvés dans cette grotte datent de 142 000 ans. D’autres séries de la même espèce de coquillages ont été retrouvées dans plusieurs sites d’Afrique du Nord, au Maroc (grotte des Pigeons, -82 000) et en Algérie (Oued Djebbana, -100 000), ainsi qu’à l’extrême opposé du continent, en Afrique du Sud (grotte de Blombos -75 000). Ils ont même été retrouvés au Levant, dans la grotte de Skhul (-135 000) où les Modernes ont déposé leurs défunts dans les plus anciennes sépultures jamais découvertes, lors de leurs premières excursions hors d’Afrique (chronique#17).
Vue leur petite taille, il est peu vraisemblable que ces gastéropodes aient été récoltés pour être mangés, même pour un apéro paléolithique, sans compter que certains des sites où ils ont été retrouvés sont situés très loin des côtes où ils auraient pu être ramassés (200 km pour Skhul). Il semble en revanche clair et accepté par tous que ces petits coquillages ont été utilisés pour confectionner des colliers, bracelets ou autres parures, comme le démontre le fait que certains d’entre eux aient été perforés intentionnellement et que ces perforations, ces coquillages ainsi transformées en perles, présentent des traces d’usure et de poli attestant du fait qu’ils aient été enfilés sur un support et vraisemblablement portés un certain temps. Ils sont toujours retrouvés en plusieurs exemplaires, faisant penser à un dépôt intentionnel, à la perte ou à l’oubli de ces parures dans la pénombre de ces grottes. A Skhul, ils étaient présents dans les mêmes niveaux stratigraphiques que les sépultures, suggérant peut-être leur dépôt volontaire. Certaines des coquilles présentent des traces d’ocre, pigment universellement utilisé du Paléolithique au Néolithique lors de rites funéraires (chronique#17) et donc également pour agrémenter les parures des vivants.
Ces données archéologiques montrent donc que dès -140 000, très rapidement après son émergence quelque part en Afrique, Moderne a soigneusement sélectionné une et une seule espèce de coquillage, percé ces coquilles pour en faire des perles, confectionné des parures avec ces perles et répandu cette pratique sur l’ensemble de son continent originel, et au-delà lors de ses premières excursions au Levant. Comment expliquer la diffusion de cette nouvelle mode? Est-ce qu’il faut y voir des échanges culturels, de proche en proche, entre groupes de Moderne déjà répartis du nord à l’extrême sud de l’Afrique, ou la progression et l’extension des premier Modernes depuis leur foyer initial, partis avec leurs parures à la conquête de leur continent puis du reste du monde? On retombe là sur les mêmes questions que celles concernant l’expansion de la révolution néolithique du Croissant fertile à l’ensemble du continent européen (chronique#4). Il est donc possible que, de la même manière que pour l’agriculture, la diffusion des colliers de coquillages en Afrique et au levant soit liée à la migration de populations humaines, mais la difficulté de mener des études sur les génomes anciens qui se conservent très mal sous les climats chauds, risque de laisser en suspens la réponse à cette question pour quelques années encore… Quoi qu’il en soit, il est frappant de constater que la plus ancienne de ces parures de coquillages soit celle retrouvée au Maroc (142 000 ans), tout près de Djebel Iroud où le plus ancien ancêtre de Moderne a été découvert par Jean-Jacques Hublin et ses collaborateurs (-300 000; chronique#2.2). C’est peut-être là un argument de plus pour considérer que cette région puisse correspondre à un des berceaux originel de ce qui deviendra notre lignée.
L’utilisation de ces petits coquillages serait donc un des tous premiers marqueurs spécifiques de notre modernité. Il n’y a en effet que peu, voire aucune, trace d’activité semblable pour les autres Hominines. Quelques études ont bien suggéré de possibles parures pour Neandertal (serres de rapaces, plumes, coquillages percés, dents d’animaux) qui ont été attribuées aux populations tardives d’Europe de l’ouest, quelques milliers d’années avant leur disparition. Toutefois des doutes persistent sur l’originalité de ces productions. Étaient-elles réellement néandertaliennes ou, , comme le pensent certains paléoanthropologues, de simples imitations des parures des Moderne qu’ils avaient déjà croisés à maintes reprises? Moderne s’était-il déjà suffisamment aventuré en Europe, au-delà des grottes de la vallée du Rhône (voir ci-dessus), pour avoir pu transmettre cette passion des perles et des parures, tel un cadeau d’adieu à ses cousins archaïques dont il était en train de précipiter la disparition? Peut-être Neandertal portait-il des colliers de fleurs… mais ça, nous n’en saurons jamais rien! En conclusion, il semble bien que les Modernes aient été les premiers humains, et sans-doute les seuls, à confectionner des parures et qu’ils se soient lancés très tôt, et pour toujours, dans cette activité culturelle non utilitaire mais ô combien essentielle.
L’attachement des Modernes aux parures de coquillages va perdurer pendant tout le Paléolithique supérieur. Elles vont se répandre avec leurs propriétaires lors de leurs grandes migrations, et se complexifier, marquant l’évolution de leurs activités culturelles et cultuelles. En Europe, elles font leur apparition avec l’arrivée des Modernes (-45 000) et progressent pendant la période de l’Aurignacien (-37/-28 000) du sud vers le nord en se diversifiant avec l’utilisation, en plus des coquillages, de « perles » de dents de cerfs et d’autres animaux (herbivores et/ou carnivores). Les associations différentielles de ces différents types de perles ont permis d’identifier des cultures distinctes au sein de ces populations et leurs zones d’influence. Il faut attendre la période suivante, le Gravettien (-28/-21 000), et la découverte de nombreuses sépultures datant de cette époque pour mieux comprendre à quoi pouvaient correspondre ces collections de perles retrouvées hors contexte. De très beaux spécimens ont ainsi été retrouvés dans des grottes, le long des côtes escarpées de la Riviera italienne et française, comme dans la Barma du Cavillon, l’une des Grottes de Grimaldi. Initialement attribué à un individu de sexe masculin, l’Homme de Menton, le corps retrouvé dans une de ces sépultures est maintenant considéré comme celui de la Dame du Cavillon, rendue célèbre par un documentaire sur Arte, enfin célèbre parmi les aficionados de cette chaîne à l’audience confidentielle (Dames et Princes de la Préhistoire. Pauline Coste). Cette femme du Paléolithique supérieur (-24 000) fut enterrée avec une coiffe constituée majoritairement de coquillages, 300 Cyclope neritea, et de craches de cerfs, sans doute montées sur une résille (ou filet), qui a été retrouvée in situ incrustée sur son crâne. Cette coiffe reconstituée fait penser à celles figurées sur de nombreuses Vénus impudiques de la même époque, retrouvées dans tout le nord de l’Eurasie, comme celles de Kostenki (Russie) et de Willendorf (Autriche; chronique#14). La mode de ces coiffes ornées de coquillages semble donc avoir eu une répartition plus large que les côtes méditerranéennes, à moins que ces Vénus parées ne correspondent à des représentations de la mode méditerranéenne ramenées comme souvenir de séjours sur la Riviera italienne par les hordes de touristes venus du nord…
Dans l’ensemble du continent eurasien, les coquillages vont laisser place aux perles d’ivoires, d’os ou de dents perforées. Les craches de cerf semblent avoir pris une place très importante. Ces dents surnuméraires de cervidés sont très rares, leur forme a même été imitée en utilisant des dents d’autres animaux ou en taillant des pierres indiquant leur importance symbolique aux yeux des créateurs du Paléolithique supérieur européen. Les sépultures sont encore une fois une source de renseignement importante sur ce qu’étaient exactement ces parures, colliers, bracelets et brassards, qui ont, pour certaines, aussi été identifiées sur les Vénus indiquant qu’elles n’étaient pas uniquement portées dans un contexte mortuaire. Plusieurs sépultures ont ainsi révélé l’existence de tenues funéraires très richement décorées de dizaines de bracelets et bandeaux de perles sur les bras les jambes et le torse, probablement cousues sur les vêtements de peau. Reste à savoir si ces costumes richement décorés étaient uniquement portés dans ces dernières demeures et seulement par certains privilégiés ou si ils correspondaient à la tenue courante pour aller chasser le renne ou le mammouth. Plusieurs de ces costumes funéraires très richement décorés ont marqué les paléoanthropologues, comme par exemple ceux des sépultures de Sungir (Russie, -27 000) et de l’enfant de la Madeleine (-10 000) qui contiennent des assemblages de centaines voire de milliers de perles. Plus de 13 000 perles en ivoire ont ainsi été dénombrées dans les trois sépultures de Sungir, un record en la matière. La confection de ces parures et surtout la fabrication de ces milliers de perles taillées dans les défenses de mammouths ont dû nécessiter une quantité de travail phénoménale. C’est peut-être encore là l’avantage de la vie des chasseurs-cueilleurs : du temps de l’abondance, l’abatage de quelques bœufs musqués et autres bisons à la saison froide permettait peut-être de passer l’hiver tranquille à tailler et enfiler les perles en famille au coin du feu!
Je ne détaillerai pas ici les évolutions des colliers, bracelets et autres parures du Néolithique à nos jours. Les coquillages percés et/ou taillés en perles seront progressivement remplacés par des pierres semi-précieuses, comme l’obsidienne, échangée sur tout le pourtour méditerranéen et dont on peut retrouver le volcan d’origine, la turquoise ou le lapis-lazuli, puis par le cuivre natif et l’or à la fin du Néolithique en Anatolie et dans les Balkans… tout ça pour arriver à notre époque formidable, avec ses parures de pacotilles sur les étals des marchés pour touristes et ses rivières de diamants hors de prix mais qui ne vaudront jamais les colliers de pâtes confectionnés nos chers bambins.
Enfiler des perles et porter des parures (collier, bracelet, coiffe) est donc une des activités qui nous différencie des autres lignées humaines. Mais que représentaient ces parures pour les premiers Moderne qui les portaient? Qu’est-ce quelles ont fait résonner dans l’esprit de nos ancêtres ?
Étaient-elles portées uniquement pour des raisons esthétiques? Le « uniquement » est un peu limitant, car même si c’était seulement le cas, la préoccupation de l’aspect esthétique serait tout de même la preuve de l’existence d’une pensée symbolique (à savoir « penser que la parure de coquillage est jolie »). De plus, imaginer qu’elle puisse embellir la personne qui la porte, aussi bien du point de vue de celle-ci (je suis plus beau/belle en portant ce collier) que du point de vue de ceux qui pourraient la croiser (Il/elle me trouvera plus attirant avec ce collier), n’est pas une pensée anodine : elle est synonyme de recherche d’auto-satisfaction (s’embellir) et/ou de désir de séduction. Seraient-ce là les premiers et seuls rôles des premières parures ?
Le mot « parure » a la même racine que « paraître » qui peut prendre plusieurs sens. Certains ont une connotation péjorative comme – plastronner (familier) – poser – se pavaner – et bon nombre des parures actuelles remplissent tout à fait ce rôle et viennent combler les aspirations si futiles de nos contemporains. Mais paraître peut aussi être pris dans le sens – se montrer – se présenter – les parures permettant aussi d’indiquer quelque chose, de transmettre un messages aux autres, aux membres du groupe auquel on appartient (famille élargie, clan, tribu) ou aux personnes extérieures partageant une même culture et capable de comprendre ces messages. Ces signaux exprimés par les parures existent toujours comme dans le cadre des religions – je porte une alliance à l’annulaire gauche, je suis marié – je porte une croix en pendentif, je crois en Jésus – ou dans le cadre d’autres communautés (anneau à l’annulaire droit, chevalière, collier de perles, etc…). On peut donc imaginer des signes similaires associés aux parures de coquillages au Paléolithique: je suis un ou une Moderne, je suis de tel clan, je suis en couple ou libre, je suis le/la patriarche/matriarche, etc… Bref, je porte ce collier donc je suis!
Au delà des colliers et des bracelets la définition de « parure » qui nous intéresse ici, dans le cadre de l’anthropologie, est plus large et regroupe « ornementation corporelle visible destinée à embellir, à personnifier un individu. Elle se concrétise par des bijoux, des peintures et tatouages corporels, des vêtements ou des coiffures ». Notre appréhension de l’étendue réelle de la panoplie des parures possibles des Moderne au Paléolithique reste limitée à ce qui a pu parvenir jusqu’à nous. Comme pour les colliers de fleurs que j’ai mentionnés pour Neandertal, les parures en cuir, en bois ou de plumes, pas plus que les vêtements n’ont laissé de traces archéologiques. Il en va de même pour les peintures corporelles et les tatouages. Certaines figurines féminines du Néolithique de haute Mésopotamie et d’Anatolie présentent des motifs laissant penser, si ces statuettes sont figuratives et non symboliques (déesses, chronique#14), que les femmes, ou en tout cas certaines, auraient pu être tatouées ou présenter des peintures corporelles. Seul Ötzi, Hibernatus du Néolithique, nous en a livré quelques uns qui ont été pour la plupart interprétés comme des actes d’une proto-acupuncture pour soulager son arthrose (dos, hanches ; chronique#16), le seul qui pourrait correspondre à un tatouage/parure était en forme de lien/bracelet à son poignet gauche. On est donc sans doute très loin d’appréhender l’étendue des moyens utilisés par Moderne pour paraître et l’importance culturelle que cela a pu représenter dès ces époques anciennes.
Une des questions soulevées actuellement en préhistoire, comme dans beaucoup d’autres domaines, est de savoir quelle était la place des femmes dans ces populations préhistoriques: allaient-elles à la chasse, taillaient-elles des silex, faisaient-elles partie des artistes qui ont peint les merveilles de Lascaux ou de Cosquer ou sculpté les Vénus impudiques, ou étaient-elles « cantonnées » à des activités plus conformes aux sociétés patriarcales comme l’éducation des enfants, le travail des peaux ou la cueillette? Ne peut-on pas imaginer que les femmes seraient les initiatrices et les créatrices de ces parures qui nous caractérisent, nous « Hommes » modernes? Est-ce que les femmes auraient pu être les initiatrices de ces activités artistiques si fondamentales pour notre espèce avant que cela ne leur soit confisqué par les hommes aux époques plus récentes? Est-ce sexiste de penser que ce sont des femmes qui auraient confectionné ces parures de perles? Je serai curieux de savoir ce qu’en pensent les féministes…
Pour terminer, l’étude des coquilles de Nassaridae retrouvés sur les sites préhistoriques montre que ces coquillages ont été ramassés morts, sans doute sur les plages, usés par le va et vient des vagues. Je ne peux pas m’empêcher de penser aux heures passées, moi enfant ou plus tard avec les miens, à chercher des grains de café ou des yeux de Sainte Lucie, le long de la grève où les vagues les déposent. Maintes fois, je suis tombé sur ces coquilles de Nassaridae sans connaître leur nom, abimées et parfois percées naturellement, n’attendant qu’une cordelette pour en faire un collier…

https://www.hominides.com/html/references/les-premiers-outils-de-l-homme-0636.php
https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/2677
https://www.hominides.com/html/actualites/perles-coquillage-maroc-142000-ans-1497.php
https://www.hominides.com/html/actualites/collier-coquillage-82000-ans-maroc-0045.php
https://www.hominides.com/html/actualites/collier-bijoux-100000-ans-0002.php
https://www.hominides.com/html/lieux/blombos-grotte.php
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02412704/document
https://www.mnhn.fr/fr/dame-du-cavillon
http://lhommeenquestions.museedelhomme.fr/quand-homme-se-fait-il-beau-0
https://www.geo.fr/histoire/prehistoire-quelle-place-pour-les-femmes-189054

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